(H)être

Performance
Performance

Le deuil à travers la chute d’un arbre. 
Je me questionne. Comment faire deuil d’un père absent ? J’explore le lien conflictuel d’un double abandon.

Au milieu d’une spatialisation sonore impliquant six haut-parleurs disposés en cercle, le public, restreint à quatre personnes, est plongé dans une pénombre où seul son propre corps est perceptible. Accompagné par la sensation d’un sol matelassé, il écoute la première phase, entièrement constituée de sons spacialisés puis silence. Une voix s’élève, récitant le texte ci-contre, faisant office d’éloge funèbre.

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Mourning through the Fall of a Tree
I ask myself. How does one mourn an absent father? I explore the conflicted link of a double abandonment.

Amidst a spatialized sound setup involving six speakers arranged in a circle, the audience, restricted to four people, is plunged into dim light where only their own body is perceptible. Accompanied by the sensation of a padded floor, they listen to the first phase, entirely made of spatialized sounds followed by silence. A voice rises, reciting the text on the side, functioning as a eulogy.

Matériaux : Voix, 6 hautes-parleurs spacialisé, blackbox, 
Temps : 15:00
Juin, 2024

Materials: Voice, 6 specialised loudspeakers, black box,
Time: 15:00,
June 2024


Le printemps faisait rage
Vent doux, puissant
Être de 65 cernes

Son corps faisait barrage
Sentinelle indésirable,

Lors de sa naissance il était
entouré par des milliers de congénères,

La forêt s’étendait sur des centaines de kilomètres
Il grandit, accolé à son frère
inséparables.

Aujourd’hui dans le chant des oiseaux
dans le vent et les feuilles naissantes,
Il allait libérer la forêt

Craquement monstrueux de son corps

Écoute de sa disparition,

Silence envoûtant.

………

Puis un chant clair et fort retentit,
Comme si le deuil n’avait duré que quelques minutes.

Mais un trou béant resta parmi les arbres
Espace qui les libéra.

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